La bataille dernière pour sauver le rêve de l’Europe solidaire

À la veille de la fête nationale en France, nos représentants en Europe ont signé l’accord avec la Grèce. Un compromis difficile pour tous et son écho sera entendu encore longtemps. L’accord est le résultat non seulement de longues de négociation entre la Grèce et ses créanciers, mais aussi d’un grand jeu diplomatique entre les intéressées.  Cet accord n’a pas un caractère win-win (gagnant-gagnant), plutôt lost-lost (perdant-perdant). Personne n’a gagné et l’Europe a essentiellement perdu.

Finalement, la Grèce a dû décider entre la politique pro-sociale de son gouvernement élu en janvier 2015 et la sortie de l’euro.  Pendant les derniers six mois, Alexis Tsipras a essayé de trouver des amis partout- il a joué la carte historique (et l’occupation allemande pendant la Seconde Guerre mondiale), la carte russe en visitant Vladimir Poutine ou en cherchant le soutien dans son peuple en annonçant le référendum. Cependant, au bout du compte, il avait l’air de mal comprendre les consequences de ne pas signer accord avec les créanciers- la sortie d’euro. On peut tirer cette conclusion en regardent deux vidéos- quand il annonce le referendum et après la signature d’accord.

Même s’il garde une popularité dans la société Grèce, 82 % des Grecs veulent rester en euro à tout prix. Le prix qui Alexis Tsipras peut payer bientôt c’est la confiance dans sa partie. Personnellement, je suis un peu désolé pour Alexis Tsipras. À vrai dire, ce gouvernement n’est pas majoritairement coupable de la crise grecque.

Depuis au moins vingt ans, tous les politiciens européens savent que l’administration grecque est inefficace, le système des impôts pas productif, le système de la retraite chaotique et le système de la santé publique infâme. Bien sûr que les Grecs sont responsables de l’état de leur pays. Or, l’Europe le savait (et l’a accepté) quand la Grèce est entrée dans l’euro et aussi quand la crise a commencé. Mais nous nous sommes voilés la face devant ces faits.

Même si le critère des aides est difficile pour le peuple grec, je vois une petite lumière au bout du tunnel. Aujourd’hui, suite au défaut d’argent liquide et de l’interdiction de retirer plus de 60 euros par jour, tout le monde en Grèce ont créé des comptes bancaires. Il faut rappeler que la Grèce n’avait pas confiance au système bancaire, préférant garder l’argent dans le mode traditionnel. Aujourd’hui le système est étanche, les gens achètent avec leurs cartes bancaires et ils payent des impôts- ce qui n’est pas évident en Grèce.

Les joueurs les plus importants dans cette mise ont imposé ces directives envers la Grèce. Wolfgang Schäuble, le ministre des finances allemand qui a les pieds sur terre pouvait se sentir vainqueur. Cependant, les Allemands ont oublié que ce qui marche bien pour l’Allemagne (les pays dépourvus le déficit budgétaire en 2016) ne fonctionne pas nécessairement pour les pays du sud, comme la Grèce. La proposition temporaire allemande de Grexit était considérée comme un challenge inacceptable dans une Europe unie, surtout critique en France. Les Allemands ont eu le choix entre ladite proposition de Grexit ou l’alliance franco-allemande, et ils ont choisi cette dernière.

Le mode d’imposition, certes, l’avis d’acier pendant de négociations ont effrayé les partenaires européens. Au lendemain de la signification de l’accord, la presse européenne avait critiqué la dominance allemande. Les Allemands ont finalement perdu la confiance, celle qui a été bâtie pendant les dernières 60 ans, estime le philosophe allemand Jürgen Habermas.

C’est difficile de ne pas être d’accord avec cette thèse, quand le Bild allemand, le journal le plus lu de l’autre côté du Rhin, a présenté Frau Merkel avec un casque bismarckien et demande au « chancelier de fer » de ne pas donner plus d’argent à la Grèce. Cela, c’est déjà le nationalisme et l’Europe a peur du nationalisme allemand. Cette image se compose bien dans le paysage des négociations. En effet, la presse allemande rapporte que l’Allemagne a majoritairement profité de la crise grecque (même 100 billions d’euros jusqu’au moment).

La crise grecque n’était pas seulement une bataille gréco-allemande sous le contrôle français. Les autres pays, surtout les nouveaux pays de la zone d’euro (les pays du postcommunisme) n’ont solidairement opposé aucune aide aux Grecs. Si la volonté de l’Allemagne a été de négocier, les pays comme Slovénie, Slovaquie, Lettonie ou Estonie étaient contre. Le premier ministre slovaque, Robert Fico a dit- Ceci est une ligne rouge pour nous. Il serait impossible d’expliquer au public que «pauvres» en Slovaquie . . . devrait compenser la Grèce. Je ne vois pas une raison pour laquelle la Slovaquie, avec ses salaires et des pensions, devrait donner directement de l’argent à quelqu’un d’autre. En Slovaquie, le SMIC est la moitié de celui de la Grèce. Même si cette déclaration est vraie, elle est dangereuse pour notre Europe- nous pouvons voir la création d’une nouvelle ligne de division en Europe.

Enfin et surtout, j’adresse le dernier mot au Royaume-Uni, un pays avec le système de la finance en Europe le plus stable. Le gouvernement de David Cameron, dans l’ombre de la crise grecque, a commencé des discussions sur le programme de réforme de l’Union Européenne. Un programme qui est vu au Vieux Continent avec empathie et prudence.

Or, même si les fils d’Albion sont au dehors de la zone euro, ils peuvent nous aider. Le Royaume-Uni pourrait être un pays non partisan dans la crise grecque, un pont entre la Grèce et l’Allemagne qui respecte beaucoup les opinions de Londres. Le gouvernement britannique avait vraiment les moyens et les expériences pour nous trouver un meilleur accord et ensuite en gagnant notre confiance avoir un atout pendant la discussion sur la reforme de la Grèce. David Cameron a raté cette chance et il a aussi compris que le référendum n’est pas le meilleur moyen pour décider sur l’avenir de son pays en Europe (voir le cas de référendum grec). L’atténuation de la position britannique était déjà visible pendant la visite officielle de George Osborne, chancelier de l’Échiquier britannique à Paris fin juillet. Le proche de David Cameron désire créer une Europe qui fonctionne mieux pour tous ses citoyens. David Cameron a ajouté que n’a pas eu de date pour un référendum à l’esprit. Une fois la négociation terminée, nous fixons une date pour procéder à un référendum. Cela donne un peu optimisme pour l’avenir de notre Europe. Ce n’est pas question si on va avec le Britons, mais comment.

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