An Amical Grexit

Depuis un certain temps, nous obtenons des informations sur la sortie potentielle de la Grèce de l’Union monétaire, à savoir l’Euro. Les dernières élections dans la plus vieille démocratie du monde ainsi que la nouvelle politique du premier ministre, Alexis Tsipras, et son ministre des finances, Yanis Varoufakis, confirment ce scenario.

Le problème avec la finance et l’économie grecques est complexe et n’existe pas seulement depuis la crise de 2009 ; il faut chercher son origine au début du XXIème siècle.

Or, faut-il vraiment croire aux unes de journaux qui menacent avec cette perspective pas seulement pour la Grèce mais aussi pour l’Europe ? « Si l’euro échoue, l’Europe  échoue» a avoué la chancelière Angela Merkel pendant le débat sur la Grèce dans le Bundestag récemment.

Dans le journal « Les Echos », les deux grands hommes politiques- l’ancien président français Valéry Giscard d’Estaing et l’ancien chancelier allemand Helmut Schmidt- appellent ensemble une « friendly exit » de la Grèce pour éviter une crise plus grave. Cela signifie que ces mots n’ont pas un caractère populiste. Ces deux anciens chefs d’Etat sont très réputés dans les discours publics dans ses pays et aussi ils sont deux des fondateurs de l’Euro.

Ensuite, ce weekend, les plus importants acteurs dans cette matière, Angela Merkel, Wolfgang Schäuble, Christine Lagarde, Mario Draghi et le dénommé Yanis Varoufakis, se rencontrent à Washington a l’occasion du congrès annuel du FMI. Officiellement, personne ne parle de la possibilité de banqueroute de la Grèce, car cela pourrait causer une minoration importante du capital des investisseurs en Grèce. Néanmoins, dans les coulisses des rumeurs à ce sujet commencent à courir, rappelle l’hebdomadaire allemand Die Zeit dans son dernier numéro.

Il s’agit du Plan F (comme Faillite) pour la Grèce. Selon le journal allemand, il y a deux scénarii possibles. Dans le premier, la Grèce remplit le paquet de réformes imposées par l’ECB et le FMI et par conséquent reste dans l’Union bancaire et monétaire. Il faut remarquer que l‘environnement financier et économique allemand doute de la réalisation de cette possibilité. Pour les entreprises de l’autre coté du Rhin, la Grèce est au même niveau de crédibilité de l’Iran, rappelle Die Zeit.

Le second scenario n’est pas si optimiste. En raison de ses obligations auprès des créanciers, la Grèce soit ne pourrait pas soit ne voudrait pas liquider ses crédits et elle fera faillite. Dans ce cas, la Grèce devrait sortir de l’Union monétaire. Premièrement, l’ECB arrêterait la livraison des billets de banque en euros et, en plus, la Grèce devrait revenir à son ancienne monnaie- le Drachme.

Au sein de l’ECB existe déjà un groupe de travail qui s’occupe de tous les détails techniques du rétablissement du Drachme, rappelle die Zeit. Il serait également possible d’utiliser les deux monnaies comme c’est le cas dans les pays Balkans maintenant.

Et ici apparaît un autre problème, notamment de nature juridique. Selon l’ECB la sortie de l’Union monétaire et bancaire est possible seulement si l’Etat sort de l’Union Européen. Ou alors, il faudrait trouver ou adopter une nouvelle disposition pour éviter la sortie de l’Union européenne et qui prévoirait la possibilité d’adhérer à l’Union monétaire après l’assainissement de l’économie de l’Etat.

Mais, quelle serait la réaction de la Grèce en cas du deuxième scenario, c’est un grand point d’interrogation.

Dans le texte je me suis servi de l’article Flugdrachmen publié dans Die Zeit, du 16 avril 2015. Je remercie sincèrement Johan Said pour l’aide dans la rédaction de mon texte.

 

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